DRM PlayStation: la vérification unique confirmée, treize ans après la pique anti-Xbox

DRM PlayStation

Sony a confirmé fin avril 2026 qu’un seul check en ligne suffit à valider les jeux numériques achetés depuis mars. Le contraste avec la pique virale de 2013 contre Xbox saute aux yeux.

Quand Shuhei Yoshida ridiculisait le DRM en quinze secondes

En juin 2013, PlayStation humiliait Xbox en quinze secondes sur la scène de l’E3. Shuhei Yoshida tendait une boîte de jeu à Adam Boyes. La vidéo s’intitulait How to Share Games on PS4. Elle ridiculisait le check-in quotidien prévu sur Xbox One.

À cet instant, PlayStation forgeait son ADN marketing. Pas de DRM. Pas de vérification serveur. Pas de méfiance envers l’acheteur.

Treize ans plus tard, la séquence devient gênante. Le 29 avril 2026, un porte-parole de Sony Interactive Entertainment s’est exprimé auprès de GameSpot. Les jeux numériques PS5 sont désormais vérifiés « une seule fois ». Le mot DRM n’apparaît pas dans le communiqué. La logique, elle, est bien là.

Ce que Sony a réellement annoncé fin avril

L’affaire éclate le 25 avril 2026. Le compte de préservation Does It Play ? repère un timer « Valid Period » de 30 jours. Il concerne les achats récents du PS Store. Le moddeur Lance McDonald relaie le signalement sur X. En quelques heures, la communauté redoute un verrouillage mensuel.

Quatre jours plus tard, Sony tranche par communiqué à GameSpot. « Une seule vérification en ligne est requise après l’achat », indique le porte-parole. Aucun check-in supplémentaire ne sera demandé ensuite.

Le périmètre, lui, est précis. Le système touche uniquement les achats numériques postérieurs à mars 2026. Les disques physiques restent libres. Les anciens jeux PSN aussi. Selon les tests des YouTubers Modded Warfare et Lance McDonald, Sony viserait une fraude exploitant la fenêtre de remboursement de 14 jours.

Pourquoi la promesse de 2013 a malgré tout bougé ?

Le timer de 30 jours était un faux procès. Le vrai changement se loge ailleurs. Pour la première fois sur PlayStation, posséder un jeu numérique implique une autorisation serveur, même unique.

Si les serveurs Sony venaient à fermer, ce check ne pourrait plus s’effectuer pour un nouveau téléchargement. Does It Play ? l’a résumé sur X. L’inquiétude ne porte pas sur la connexion, mais sur la durée de vie du serveur.

Le mouvement Stop Killing Games milite déjà sur ce terrain. La Californie a tranché le 1er janvier 2025. Les revendeurs y sont obligés de signaler les jeux dépendant d’un service en ligne.

La vidéo de 2013 promettait un disque qui passe de main en main. Le communiqué de 2026 promet un check qui ne se répète pas. Ce n’est pas la même promesse.